Dassault Mirage 2000
Vue de l'avion.
Un Mirage 2000B de l'escadron de chasse 2/5 Île-de-France de l'Armée de l'air en 2010, équipé de missiles air-air Super 530[Note 1].

Constructeur Dassault aviation
Rôle Avion de chasse et de pénétration basse altitude tout temps
Statut En service
Premier vol (2000 C)
Mise en service (2000 C), avril 1999 (2000-5)
Nombre construits 601
Équipage
1 pilote (+ 1 navigateur officier système d'armes sur biplace)
Motorisation
Moteur Snecma M53-P2
Nombre 1
Type Turboréacteur avec postcombustion 1 SNECMA M53-P2 de 9 700 kgp de poussées avec P.C.
Poussée unitaire 65 kN (98 kN avec postcombustion)
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 9,13 m
Longueur 14,55 m
Hauteur 5,20 m
Surface alaire 41 m2
Masses
À vide 7 600 kg
Carburant Interne : 3 200 kg
Externe : 6 200 kg
Avec armement 13 800 kg
Maximale 16 500 kg
Mirage 2 000-5 : 17 500 kg
Performances
Vitesse maximale 2 340 km/h (Mach 2,2 à 15 000 mètres
Mach 1,2 à basse altitude
)
Plafond 18 000 m
Vitesse ascensionnelle 18 000 m/min
Rayon d'action (avec réservoirs externes) 1 600 km
Endurance 3 335 km avec réservoirs largables
Charge alaire 337 kg/m2
Rapport poussée/poids (à vide) 1,288
Facteur de charge +9 G / -3,2 G
Armement
Interne 2 canons DEFA 554 de 30 mm (sauf versions N, D et B) - 125 coups par arme.
Externe 6 300 kg de charges (7 000 kg pour le 2000-9), incluant des missiles air-air R550 Magic II (toutes versions), Super 530D (2000 C), MICA (IR ou EM) (2000-5F) ; des bombes freinées ou guidées par laser et des missiles air-sol Apache ou de croisière SCALP-EG (2000 D) et le missile nucléaire ASMPA (2000 N)
Avionique
Commandes de vol électriques, centrale de navigation à inertie, radar RDY (2000-5/-5Mk2) et RDI (2000C/EG) avec capacité Look Down/Shoot Down, pilote automatique et contre-mesures électroniques intégrées

Le Mirage 2000 est un avion de chasse conçu par la société française Dassault Aviation, à la fin des années 1970. Bien que la formule à aile delta fasse penser au Mirage III des années 1960 et que le Mirage 2000 soit de taille comparable, il s'agit en fait d'un avion entièrement nouveau, avec une surface alaire plus importante, naturellement instable pour améliorer sa manœuvrabilité et équipé de commandes de vol électriques. Mis en service en 1984, le Mirage 2000 est principalement utilisé par l'Armée de l'air française qui en a reçu 315 exemplaires, tandis que 286 autres ont été exportés vers huit pays différents.

Conception

En 1972, l'Armée de l'air française lance le programme Avion de combat futur (ACF) pour lequel elle demande un avion biréacteur doté de Snecma M53 et avec une aile fixe, destiné à des missions de supériorité aérienne. Tout en préparant une réponse à cet appel d'offres, le constructeur Dassault Aviation lance dès l'année suivante, sur fonds privés, l'étude d'un avion monoréacteur à aile delta baptisé « Delta 2000 ». Le , le programme ACF est arrêté, pour des questions de coûts, et le gouvernement décide d'adopter à la place le projet du Delta 2000.

Cockpit du Mirage 2000.

Quatre prototypes d'un avion de chasse monoplace (Mirage 2000C) sont commandés officiellement en 1976 :

Une version biplace (Mirage 2000B), destinée à l'entrainement mais devant garder toutes les capacités opérationnelles, est demandée dès 1977[4]. Pour installer le second poste de pilotage, les canons de 30 mm et certains équipements électroniques sont supprimés, tandis que la capacité interne en carburant est légèrement réduite. Destiné à l'instructeur, le poste arrière lui permet de surveiller les actions de l'élève installé en place avant et de piloter l'appareil en cas de besoin. Certaines actions, par exemple la sélection des armements, ne sont cependant possibles qu'en place avant. Dans le cas d'une utilisation opérationnelle, un seul pilote est installé en place avant et les équipements électroniques manquants sont installés dans le poste arrière - sans avoir à démonter le siège.

Le prototype "Mirage 2000-B01" fait son premier vol le et est transféré au CEV le . Il participe à de nombreux essais notamment pour valider la formule biplace et l'emport du missile ASMP, puis plus tard pour tester les équipements destinés au Mirage 2000-5. L'avion est retiré du service en 1996.

Dès 1979, l'Armée de l'air française avait commandé une version biplace destinée d'une part à la pénétration tout-temps à basse altitude avec le missile nucléaire ASMP (alors en développement) et, d'autre part, aux missions d'attaque au sol et bombardement classique[5]. Désignée Mirage 2000N, cette version dispose d'un système de navigation et d'attaque (SNA) basé sur le radar Antilope V, doté d'un mode suivi de terrain (SDT) qui permet la détection du terrain dans le plan vertical à 12 km et le vol en mode automatique ou manuel à 200 pieds (60 m) d'altitude et 600 nœuds (1 110 km/h).

Sur le plan structurel, la voilure du Mirage 2000N est quasiment identique à celle des Mirage 2000C/2000B, et le fuselage est directement dérivé de celui du Mirage 2000B avec des différences d'aménagement interne liées aux équipements spécifiques embarqués. Le poste de pilotage arrière est occupé par un Navigateur Officier Systèmes d'Armes (NOSA, équivalent du Warfare Systems Officer des pays anglophones), qui dispose néanmoins des commandes lui permettant de piloter l'avion.

Le premier prototype "Mirage 2000 N01" fait son vol inaugural le et effectue de nombreux essais pour valider les différences avec le Mirage 2000B, l'emport et le largage d'armements, ainsi que le SNA et le SDT. L'avion vole jusqu'en mars 1990, et sera ré-utilisé par la suite pour les essais du Mirage 2000D (voir ci-dessous).

Le second prototype "Mirage 2000 N02" fait son vol inaugural le  : les souris d'entrée d'air sont désormais fixes (limitant la vitesse à Mach 1,5), tandis que les systèmes de CME et d'autoprotection sont améliorés. Destiné à valider les procédures spécifiques d'emploi du missile ASMP, l'avion vole jusqu'à fin avril 1990 et sera lui aussi ré-utilisé par la suite pour les essais du Mirage 2000D (voir ci-dessous).

À la fin des années 1980, l'Armée de l'air française lança le développement d'une version capable de larguer des bombes guidées laser et des missiles air-sol par tous les temps, tout en conservant la capacité ASMP[6]. Désignée Mirage 2000D, cette version est dérivée du Mirage 2000N avec un système de navigation et d'attaque amélioré, un système de suivi de terrain amélioré, des modifications de capteurs et d'antennes, un renforcement de la structure pour emporter des charges plus lourdes, et l'ajout d'un lance-leurres sur le dos. L'avion est également capable d'emporter des nacelles de désignation laser.

Le premier prototype "Mirage 2000 D01" (ex-Mirage 2000 N01 modifié) fait son vol inaugural le pour commencer la validation des nouveaux systèmes embarqués. Il est suivi un an plus tard par le second prototype "Mirage 2000 D02" (ex-Mirage 2000 N02 modifié, premier vol le ).

L'expérience opérationnelle fait apparaître le besoin d'une plus grande capacité en carburant et d'une plus grande capacité en mode air-air. À la suite d'un nouvel appel d'offres de la DGA, 37 Mirage 2000 C sont transformés en Mirage 2000-5. Cette nouvelle version intègre de nouvelles technologies et des fonctionnalités souvent dérivées de celles du Rafale, principalement le radar RDY multifonction capable de détecter 24 cibles simultanément et de suivre 8 cibles dont 4 en mode prioritaire, avec une capacité de détection en mode air-air portée à 130 km contre 120 km pour le RDI (110 km pour le RDM), l'ajout de quatre points d'emport MICA qui permettent de tirer jusqu'à six missiles en mode « tire et oublie », sans avoir recours à la liaison de données. Le Mirage 2000-5 est optimisé pour les opérations d'interception à haute altitude et à des vitesses supersoniques (Mach 2,2 à 15 000 m), avec son moteur Snecma M53-P2, sa masse maximum au décollage est portée de 16,5 à 17,5 t. Le Mirage 2000-5 possède un système interne et intégré de contre-mesures électroniques, comprenant un détecteur de menaces avec des lance-leurres électromagnétiques ou infrarouges.

Cette rénovation a aussi permis de récupérer les 37 radars RDI remplacés par le RDY et de remettre à niveau les 37 Mirage 2000C qui avaient été livrés avec le radar RDM.

Deux versions légèrement différentes, appelées Mirage 2000-5 Mk.2 et Mirage 2000-9 et dotées de capacités multirôle (possibilité de configuration mixte air-air/air-surface), ont été dérivées du Mirage 2000-5 et commandées par la Grèce et les Émirats arabes unis (EAU) respectivement.

Mise en service

Le premier Mirage 2000C de série fait son vol inaugural le , équipé du réacteur M53-5 et d'un radar RDM. Les livraisons à l'Armée de l'air française commencent début 1983 et, en de cette même année, pilotes et mécaniciens de l'escadron de chasse 1/2 Cigognes commencent leur formation. Le , jour du cinquantième anniversaire de la création de l’Armée de l’air, huit Mirage 2000C et quatre Mirage 2000B effectuent leur transfert officiel vers leur base d'origine, la base aérienne 102 Dijon-Longvic. Les deux autres unités de la 2e escadre de chasse sont déclarées opérationnelles en (EC 3/2 Alsace) et (ECT 2/2 Côte d'Or)[7].

Le premier Mirage 2000N de série fait son vol inaugural le , capable seulement de missions nucléaires ASMP limitées. Les livraisons à l'Armée de l'air française commencent début 1987 et, en de cette même année, pilotes et mécaniciens de l'escadron de chasse 1/4 Dauphiné commencent leur formation. Le , les premiers Mirage 2000N rejoignent leur base d'origine, la base aérienne 116 Luxeuil-Saint Sauveur. Les premiers escadrons sont déclarés opérationnels en (escadron de chasse 1/4 Dauphiné) et (escadron de chasse 2/4 La Fayette)[8].

Le premier Mirage 2000D de série fait son vol inaugural le et l'escadron de chasse 1/3 Navarre est déclaré opérationnel fin 1993, suivi par l'escadron de chasse 3/3 Ardennes mi-1994[9].

Versions

Mirage 2000 C/B/D/N/-5 Armée de l'air.

À l'origine développé pour être un avion d'interception et de supériorité aérienne, le Mirage 2000 a été ensuite commercialisé en différentes versions :

Mirage 2000B

Version biplace d'entraînement.

Le premier Mirage 2000B de série (n° 501) a été livré au CEV en novembre 1983, où il a été utilisé pendant 40 ans pour des essais de systèmes embarqués destinés au Mirage 2000C puis au Rafale. Il était équipé d'un réservoir ventral de Mirage III modifié pour emporter non plus du carburant mais des équipements de mesure, et a reçu un réacteur M53-P2 en 2009. Cet avion a fait son dernier vol le [10].

En France, les 7 derniers Mirage 2000B S5 encore en service sont stationnés sur la base aérienne de Nancy-Ochey depuis l'été 2022[11].

Mirage 2000C

Version monoplace utilisée pour la défense aérienne et entrée en service en juillet 1984 à l'escadron de chasse 1/2 Cigognes de la base aérienne 102 Dijon-Longvic. Appareils RDI S5 encore en service pouvant, depuis 2016, embarquer quatre bombes. Ils sont stationnés sur la base aérienne d'Orange-Caritat. L'Escadron de chasse 2/5 Île-de-France opèrent les 12 derniers Mirage 2000C qui sont retirés du service le [12]. 4 appareils effectuent le dernier défilé du Mirage 2000C le 14 juillet 2022 :

Mirage 2000-5

Version monoplace d'abord uniquement destinée à l'exportation, l'Armée de l'air prend ensuite la décision de porter un certain nombre de ses Mirage 2000C à la norme 2000-5, et rentre ainsi dans le « club des Fox 3 » (Voir article sur Missile air-air : Fonctionnement du mode « Fox 3 » : exemple avec le Mirage 2000-5 équipé du radar RDY). Il dispose d'une avionique profondément rénovée, avec notamment un radar RDY (Radar Doppler Y), d'un viseur tête haute Thomson-CSF VEH-320, de commandes Hotas (en anglais : hands on throttle and stick : « mains sur manette et manche ») et de contre-mesures intégrées ICMS Mk.II. Les Super 530D sont remplacés par 4 MICA EM (missile d'interception et de combat aérien), plus petits et plus modernes, adaptés à l'utilisation en défense aérienne.

Mirage 2000-9

Version totalement polyvalente avec radar RDY-2 (15 % de portée supplémentaire comparée au RDY), EMTI (Ensemble Modulaire de Traitement de l'Information), pod de désignation laser, vendue aux Émirats arabes unis (EAU) et à la Grèce[réf. nécessaire]. Cette version est capable de missions air-air avec des capacités proches des 2000-5, air-sol avec des missiles Black Shaheen (version du SCALP-EG spécifique aux EAU) et air-surface avec missiles Exocet, le tout avec ravitaillement en vol. L’avion est aussi doté du mode de visualisation des cibles mobiles pour le suivi de véhicules au sol, et un mode air/mer.

La France livre aux EAU soixante-deux Mirage 2000-9 entre 1998 et 2009. Un projet de modernisation des appareils, par Dassault Aviation et Thales, est annoncé en 2017 par les EAU mais n'a pas encore abouti en juillet 2018 selon Le Monde[14],[15],[16]. Le contrat de modernisation est finalement signé en [17].

Des Mirage 2000-9 sont utilisés par les EAU pendant la guerre du Yémen[18],[19],[20].

Mirage 2000N

Article détaillé : Dassault Mirage 2000N/2000D.

Version spécialisée dans la frappe nucléaire en service de 1988 à 2018, emportant le missile Air-sol moyenne portée amélioré (ASMP-A) pour le 2000 NK3 (les 2000 NK1 et NK2 emportaient l'ASMP d'origine), désormais remplacée par le Rafale dans ce rôle. Les 2000 NK2 et NK3 pouvaient emporter de l'armement conventionnel comme des bombes ou des lance-roquettes (les 2000 NK1 ne transportaient que des bombes nucléaires à l'origine avec un missile ASMP). Tous les 2000 N pouvaient emporter deux missiles Magic d'autodéfense, ils n'avaient pas de canons de 30 mm (comme tous les 2000 biplaces).

Mirage 2000D

Article détaillé : Dassault Mirage 2000N/2000D.
Mirage 2000D de la 30e escadre de chasse.

Version biplace air-sol d'assaut conventionnel tout temps spécifique à la France.

Mirage 2000E

Appareils réservés à l'exportation, avec possibilités de modifications de l'avionique suivant les clients, mais toujours autour du radar RDM.

Autres caractéristiques

L'appareil hérite des souris mobiles[21], déjà présentes sur le Mirage III. Elles permettent de modifier le profil des entrées d'air du réacteur.

Les autres caractéristiques sont les suivantes :

Engagements

Drapeau de la France France

Les engagements des Mirage 2000 pour la France sont les suivants :

Drapeau de la Grèce Grèce

Drapeau de l'Inde Inde

Un Mirage 2000 biplace de l'Armée de l'air indienne.

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis

Drapeau du Qatar Qatar

Drapeau du Pérou Pérou

Pays utilisateurs

La production de Mirage 2000 a été arrêtée en 2007 : 7 prototypes, 4 appareils de présérie et 601 de série — soit 612 machines au total — sont sorties des usines Dassault Aviation. Les dernières ont été livrées à la Grèce le .

Drapeau de la France France

Un KC-135 Stratotanker de l'US Air Force ravitaille en vol un Mirage 2000D de l'Armée de l'air française au-dessus de l'Afghanistan, le .
Un Mirage 2000-5 appartenant à l'escadron 1/2 Cigognes de l'Armée de l'air française.

315 exemplaires (131 en ligne le )[32] :

Plusieurs Mirage 2000 B et 3 Mirage 2000 N servent en sus en 2018 à la DGA Essais en vol[37]

Drapeau du Brésil Brésil

12 exemplaires :

Drapeau de l'Égypte Égypte

20 exemplaires :

Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis

68 exemplaires :

En 2009, 62 Mirage 2000-9 ont été livrés. Il avait été envisagé qu'ils puissent être repris par la France et revendus sur le marché international de l'occasion, en échange de l'achat de 60 Rafale sur la période 2012-2014[40].

Drapeau de la Grèce Grèce

Un Mirage 2000 EG grec au décollage.

55 exemplaires :

Drapeau de l'Inde Inde

Un Mirage 2000 indien et un F-15 de l'US Air Force sur la base aérienne de Gwalior (en), durant l'exercice Cope India (en) 04, en 2004.

59 exemplaires :

Un contrat de modernisation des 49 Mirage 2000 H/TH indiens restants a été signé en juillet 2011 pour les porter au standard I/TI. Il consiste en une mise à jour complète de l'électronique embarquée (intégration de cinq systèmes de visualisation, nouvelle liaison de données, radar RDY-3, système de navigation TOTEM, suite de guerre électronique ICMS Mk4, nouveau système IFF) et des systèmes d'armes (capacité de tir MICA notamment), destinée à prolonger la vie opérationnelle des appareils d'une vingtaine d'années. Deux appareils sont modifiés en France, au Centre d'Essais en Vol de Dassault Aviation, à Istres. Le premier appareil modernisé en France a effectué son premier vol le 5 octobre 2013 et a été réceptionné par les forces aériennes indiennes le 25 mars 2015[41],[42]. Les autres appareils sont pris en charge localement par Hindustan Aeronautics Ltd (HAL). Ce contrat est divisé en plusieurs lots, dont environ 1,4 milliard d'euros pour rénover les cellules (1 milliard d'euros pour Thales et 400 millions pour Dassault Aviation), 900 millions d'euros pour 500 missiles MICA (MBDA) et des kits de lancement (Thales et l'Indien HAL)[43].

Drapeau du Pérou Pérou

12 exemplaires en service de l'Escadron aérien 411 du Groupe aérien 4 :

Drapeau du Qatar Qatar

12 exemplaires :

Livrés entre le 8 septembre 1997 et fin 1998. Remplacés par des Dassault Rafale livrés entre 2019 et 2021.

En novembre 2021, il était annoncé que la société ARES [Advanced Redair European Squadron] allait racheter cette flotte pour une somme non déclarée, avec l'appui de Dassault, Thalès et Safran, afin de fournir une capacité d'entraînement à la Marine nationale avec 3600 heures de vol sur 6 ans[44].

En octobre 2022, il est annoncé que l'Indonésie s'est portée acquéreuse de ces 12 avions notamment pour les préparer à utiliser les Rafale qu'elle a commandés[45].. La vente pour 733 millions d'euros auprès d'Excalibur International, une filiale du groupe de défense tchèque CSG, est confirmée le 16 juin 2023[46] avant d’être annoncé annulé en février 2024[47]

Drapeau de Taïwan Taïwan

Mirage 2000-5 taïwanais.

60 exemplaires :

En novembre 2022, au cours de l’exercice « Tien Lung » organisé par la force aérienne taïwanaise la simulation d'une attaque par quatre F-16 de l'île de Taïwan défendue par quatre Mirage 2000-5 s'est soldée par une victoire 4-1 des Mirage. En conséquence l’état-major de la force aérienne taïwanaise étudie la possibilité de prolonger la durée de vie d’un certain nombre de Mirage 2000[48].

Accidents

Entre 1984 et 2019, au moins 89 appareils ont été perdus à la suite d'accidents[49].

Drapeau de l'Égypte Armée de l'air égyptienne

Drapeau des Émirats arabes unis Force aérienne des Émirats arabes unis

Drapeau de la France Armée de l'air française

Les accidents suivants ont été enregistrés dans l'Armée de l'air française :

Mirage 2000D no 612 accidenté le en Afghanistan, récupéré par un M88 Recovery Vehicle de l'USMC lors d'une opération franco-américano-italienne.

Drapeau de la Grèce Force aérienne grecque

Les accidents suivants ont été enregistrés au sein de la Elleniki Polemikí Aeroporía :

Drapeau de l'Inde Force aérienne indienne

Les accidents suivants ont été enregistrés au sein de l'Indian Air Force :

Drapeau de Taïwan Force aérienne de Taïwan

Drapeau du Pérou Force aérienne du Pérou

Marquages et unités françaises

Les Mirage 2000C RDI ont équipé les unités françaises suivantes[102],[103] :

Unité Début Fin
EC 5/330 Côte d'Argent septembre 1987 (inconnue)
EC 1/5 Vendée Premiers avions juillet 1988 29 juin 2007
EC 2/5 Ile de France Premiers avions début 1989 23 juin 2022
EC 3/5 Comtat Venaissin Opérationnel fin 1990 31 août 1997
EC 1/12 Cambrésis Opérationnel en avril 1992 30 mars 2012
EC 2/2 Côte d'Or 1998 1999
EC 2/12 Picardie Premiers avions en sept. 1992 7 juillet 2009
EC 4/33 Vexin Juillet 2001 2008
EC 3/11 Corse 3 novembre 2008 fin 2011

Dans la culture populaire

Le Mirage 2000 est mis en scène dans les jeux vidéo et autres simulateurs suivants :

Actuellement la réplique la plus fidèle du Mirage 2000 est disponible sur le simulateur DCS World avec la version 2000-C réalisée par RAZBAM.

Le mirage 2000 apparait :

Notes et références

Notes

  1. Retiré du service fin , il s'agit du dernier des Mirage 2000 produits de 1980 à 1985 à avoir été dotés du turboréacteur M53-5 de 9 000 kgp de poussée avec postcombustion. Il ne reste plus, à cette date, que des Mirage 2000 équipés avec le M53-P de 9 700 kgp.

Références

  1. Beaumont 2021, p. 12.
  2. Beaumont 2021, p. 15.
  3. Beaumont 2021, p. 16-17.
  4. Beaumont 2021, p. 93-94.
  5. Beaumont 2021, p. 117-128.
  6. Beaumont 2021, p. 159-160.
  7. Beaumont 2021, p. 57-61.
  8. Beaumont 2021, p. 132-145.
  9. Beaumont 2021, p. 193-195.
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  16. Jacques Follorou, « Les Emirats arabes unis, hub international du renseignement », Le Monde,
  17. Michel Cabirol, « Les Emirats Arabes Unis lancent vraiment la modernisation de leurs Mirage 2000-9 », La Tribune,
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  19. « Made in France », sur Disclose, .
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Voir aussi

Développement lié

Aéronefs comparables

Ordre de désignation

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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